LOOK D’UNE IVROGNE GLAMOUR 80’S

SUE

A l’heure où toutes nos mères avaient encore une patate ou une carotte plantées là au milieu du visage, on ne trouve plus Outre-Atlantique un seul nez disgracieux. Et tandis que nos grandes sœurs partaient au bahut en culotte courte ou habillées par Monsieur Edouard Leclerc, leurs ainées américaines connaissaient les joies du blanchiment dentaire. Comment j'ai gommé mon nez et autres petites astuces...

Bref, c’est la bistourimania qui sévit chez nos voisines américaines, dévastant toute la Côte Ouest et le minois d’origine des starlettes de série télévisée. Retour sur le parcours de ces vamps en robe du soir et au nez effacé à la gomme, qui n’ont qu’un seul maître à penser : Sue Ellen, la soûlarde.

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AMOUR, PASSIONS, REVANCHES, ET MAXI-EPAULETTES:
Elles s’appellent Valene Ewing, Karen MacKenzie, Abby Fairgate ou Krystle Carrington, et ont la vodka et les robes de soirées pour meilleures amies. Des maris alcooliques qui laisse trainer scotch et godet en cristal au salon, de l’argent à ne plus savoir qu’en faire, des revanches à prendre sur la vie, des stratégies ultra complexes à mener contres des politiciens véreux… soit un paquet de problèmes et beaucoup de chagrins à noyer dans l’alcool quotidiennement. Mais n’est pas œnologue qui veut, et malgré de sacrées bonnes prédispositions en la matière, pas une de nos starlettes ne décochera son diplôme de sommelière. Bref, alcoolisme, divorce, argent et hystérie : tous les éléments sont réunis pour faire des ces femmes au foyer des pimbêches accros à la bibine et lookées jusqu’à l’extrême.

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c
Avec leur nez de bébé chaton inoffensif, et leurs narines ne laissant pas passer l’ombre d’un kleenex, ces Desperate Housewives des années 80 s’habillent aux couleurs de l’arc en ciel. Une préférence bien marquée pour les robes du soir au gabarit grandiose, aux épaules démesurées et aux brillants par milliers. Côté accessoires : on opte pour un Gary Ewing ou un brasseur d’affaires d’huile comme Blake Carrington (entendez un mari bien sous tout rapport), qu’on accompagne de diamants XXL (sinon rien) assortis à la pureté de notre sourire diabolique. Côté brushing on ne lésine pas sur le volume, avec des chevelures défiant toujours un peu plus les lois de la gravité.

DU FRIC ET DE LA FRIME ET UN SOUPCON DE BOURBON:
Les années 80 signent la grande époque du fric et de la frime, notamment aux USA. La guerre des bodys, des caleçons, du fluo, des stars et des paillettes fait rage du Texas jusqu’à San Francisco. Un cocktail de couleurs vitaminées, bien arrosé de motifs baroques et autres détails strassés, auquel Sue Ellen et les autres succomberont un peu plus chaque jour. Enfin, un conseil de Sue pour conclure : deux ou trois verres dans le nez puis quelques gouttes de bourbon, et assumer des manches gigots surdimensionnées devient un jeu d’enfant. Planète de la rhinoplastie et de l’esbroufe bonsoir!

fi



 
Publié le 28 mai 2012, 12:30

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